Le majordome et moi

Par Sophie Lit, Lectrice compulsive et rédactrice en chef
 
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Quand le Majordome apparait sur la porte d’entrée un matin du genre tornade comme d’habitude, Carter pense d’abord que c’est un fou. Qui est cet homme à l’accent anglais qui porte un chapeau melon, conduit une drôle de voiture couleur aubergine et se propose pour aller chercher le lait sans poser de question alors qu’il ne connait pas du tout la famille ? Ou bien si ? Parce que « Monsieur Bowles-Fitzpatrick » semble en effet être lié à la famille des Jones. Du moins, il est envoyé par le grand-père de Carter, le père de son père parti servir l’armée en Allemagne. Et le Majordome tombe tellement bien, alors que la mère de Carter ne sait plus où donner de la tête avec ses soeurs, que la jeep familiale vient de rendre l’âme et que Carter s’en sort difficilement avec sa colère, que tous acceptent de passer sous silence l’étrangeté de la situation et les excentricités du majordome anglais. Dont son amour immodéré pour le cricket…

Parlant de famille, de séparation, de deuil et de résilience, mais aussi de différences culturelles avec l’arrivée de cet Anglais pour le moins classique dans une famille américaine typique, Gary D. Schmidt signe une œuvre qui allie humour et psychologie et qui vise les lecteurs de 11 ans et plus.

L'avis de Sophie

Encore une fois, Gary D. Schmidt m’a prise dans ses filets avec un récit centré sur une famille à un moment difficile et l’ajout spectaculaire du Majordome (avec un petit côté Mary Poppins), un homme d’une autre époque qui vient chambouler la vie de la famille Jones et y apporter une touche de rigueur tout anglaise. On rit, on s’émeut, on navigue entre quotidien et souvenirs, on entre dans un récit où les pages se répondent, chaque élément venant faire écho à un autre avec, en toile de fond, le cricket. Parce que oui, le cricket est très important pour le Majordome et le devient aussi pour Carter au fil du roman. Je suis d’ailleurs certaine que si j’y avais un peu plus compris quelque chose j’aurais pu m’émerveiller davantage de la construction de l’ensemble, mais… la magie n’a pas eu lieu (et le cricket demeure un sport complètement opaque pour moi…). N’empêche, ça n’a pas gêné ma lecture même si les liens sont nombreux avec ce sport parce que ce qui est important, c’est l’évolution de Carter. Par rapport à sa place dans la famille, par rapport à son père et à sa lâcheté (oui, oui), par rapport à son deuil aussi, ce que l’auteur a su rendre avec justesse. C’est donc de nouveau une histoire écrite avec finesse, un récit hors norme qui montre que parfois la vie prend de drôle de détours pour nous faire grandir…  

Merci à l'école des loisirs pour le service de presse !

Billet publié le 1er avril 2020.

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Le majordome et moi
Gary D. Schmidt
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