La promesse du fleuve

Par Sophie Lit, Lectrice compulsive et rédactrice en chef
 
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En quelques mots…
Voici un récit d'aventure qui parle de différence entre les peuples et les individus, mais aussi de la possibilité d'être soi pour construire un monde meilleur, une Terre promise.

Fuyant la guerre contre les hommes-oiseaux qui ont saccagé leur pays et tué leurs parents, Babette et Odilon croisent le chemin de Dammal, un poète épris de liberté qui parcourt le fleuve sur un radeau. Alors qu’Odilon rêve de rejoindre Terre Promise, ville merveilleuse dont leur ont parlé leurs parents, Babette est plus réaliste et cherche seulement un endroit sécuritaire. Mais les lieux qu’ils découvrent le long du Mirrifique, tous aussi différents les uns que les autres, ne conviennent pas à leur souhait. Toutefois, ils y trouvent chaque fois des êtres à part qui les rejoignent sur le radeau, partageant leur aspiration de trouver un lieu où ils pourront être eux-mêmes et vivre heureux. Et peu à peu, une communauté se crée…

Annie Bacon signe un récit d'aventure qui aborde de nombreux thèmes au fil des arrêts, qu’il soit question de pouvoir sur les peuples, de différence, de cruauté animale, etc. Construit dans une langue riche, ce récit rythmé par les nombreuses aventures convient aux bons lecteurs, dès 9 ans.

L'avis de Sophie

Annie Bacon est une figure de proue de l'imaginaire au Québec et sa première incursion en Europe avec ce livre nous montre tout l'étendu de son talent, dans un récit qui se situe dans un monde merveilleux, mais dont les thèmes principaux font écho à notre réalité

Ce qui fait le charme du récit, c'est d’abord, la relation protectrice entre Babette et Odilon, la grande sœur ayant pris un rôle de parent à la suite de leur fuite, et l’évolution des deux personnages, Odilon restant proche de ses rêves et devenant le principal porteur d’espoir au fil de l'histoire.

C'est ensuite tous les personnages que ces deux êtres rencontrent en cours de route et qui sont exclus de leur propre peuple pour de multiples raisons. Il y a les siamoises avec lesquelles il est question d’homosexualité, un jeune garçon albinos rejeté par les enfants de deux clans qui s’entretuent dans leur contrée et qui ne font que reproduire le racisme de leurs parents (ce passage est l’un de mes préférés pour le message qu’il contient !), un sans-abri qui ne parle presque pas, mais recèle des trésors… sans compter Dammal, leur capitaine, qui semble avoir cette grande capacité d’ouvrir son cœur à ceux qui en ont besoin.

C'est finalement les villes croisées en cours de route qui font la richesse du récit, chacune avec ses particularités et ses règles originales (et parfois un peu effrayantes). C’est là où s’est déployée toute la créativité d’Annie Bacon. Elle a su chaque fois proposer un univers où les éléments positifs se sont tranquillement teintés d’autre chose : pouvoir, racisme, contrôle, rituels cruels, autant d’aspects qui font réfléchir.

On sort de cet univers avec l'envie pressante de rencontrer soi-même un Dammal, un Odilon, une Babette. Et de se créer une communauté où chacun est accepté pour ce qu'il est. Beau message! 

Merci à Castelmore pour le service de presse!

Billet publié le 20 novembre 2019.

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La promesse du fleuve
Annie Bacon
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