Du haut de mon cerisier

Par Sophie Lit, Lectrice compulsive et rédactrice en chef
 
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En quelques mots…
Mafalda est atteinte d'une maladie génétique qui lui fait peu à peu perdre la vue. Mais pour ne pas se laisser abattre, elle a un plan...

Mafalda a rédigé une liste de choses à faire avant le noir. Parce qu’à neuf ans, alors qu’elle devrait avoir la vie devant elle, Mafalda a l’impression que la fin approche. En fait, elle le sait depuis que le docteur Olga a annoncé à ses parents que la maladie dont elle souffre, ce brouillard de plus en plus présent devant ses yeux, ne va qu’empirer. Heureusement que son amie Estella est là. Celle-ci explique à Mafalda que l’important est de trouver son essentiel et qu’elle doit se battre, toujours. Le cerisier de la cour d’école aussi réconforte la jeune fille. Parce qu’elle sait que lorsque tout sera noir, elle pourra se réfugier dans ses bras, comme le héros de son livre préféré. Du moins, si la cécité complète ne vient pas trop vite…

Avec ce récit rempli d’émotions, Paola Peretti met en scène une héroïne courageuse pour parler de maladie, oui, mais aussi de famille, d’entraide, de résilience et d’amitié. Écrit dans une langue dense, il convient aux bons lecteurs de 10 ans et plus.

L'avis de Sophie

Du haut de mon cerisier est un texte qu’il faut prendre le temps de savourer. D’abord pour la qualité de la voix narrative, cette Mafalda en laquelle on croit dès le début et qui évite les stéréotypes : elle n’est ni trop parfaite, ni trop maladroite, elle aime le foot comme la lecture. Puis pour les personnages secondaires, Estella la surveillante d’école en premier, femme forte qui vit elle-même un drame qu’elle garde pourtant caché, et Filippo, un joueur de foot qui se révèle bien important pour le moral de l’héroïne. Ensuite, il y a toute l’intertextualité présente dans le récit puisque Paola Peretti fait de nombreuses références au roman Le baron perché, le classique d’Italo Calvino dans lequel le jeune héros décide un jour de grimper dans un arbre et d’y passer le reste de sa vie. Mafalda se nourrit de cet exemple pour garder espoir et cela rend d’autant plus touchant sa quête aux yeux du lecteur. Sentiment d’empathie qui ne peut que croitre quand on découvre que Paola Peretti vit avec la même maladie génétique de Mafalda. À travers le regard de la petite narratrice, on comprend donc que c’est sa propre réalité que l’autrice explique, qu’elle met en mots.  

À lire doucement, pour savourer.

Merci à Gallimard pour le roman!

Billet publié le 2 mai 2019.

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Du haut de mon cerisier
Paola Peretti
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