Les vils veinards

Par Jean-François Tremblay, enseignant et grand lecteur
 
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En quelques mots…
Rien ne va plus à Noyé-sous-Mer. Les nobelins, de terribles créatures des forêts, sont aux portes du village. Dans son entêtement, le comte Longchance croit pouvoir s'en débarrasser avec son armée. Mais si les seuls qui pouvaient vraiment les vaincre étaient la bande de criminels des Vils Veinards? C'est ce que la jeune Rye découvrira!

Rye est une enfant intrépide, courageuse, et assez téméraire. Avec ses amis Folly et Quinn, elle « emprunte » un jour un livre banni à un libraire du village de Noyé-sous-Mer. Après une fuite folle sur les toits, les amis peuvent enfin lire leur butin – en fait, seulement Quinn, puisque la lecture est interdite aux filles dans le royaume. Ils y découvrent alors des monstruosités sur leur dirigeant, le comte Longchance. Se pourrait-il que ces affirmations soient fondées? Le trio n’aura pas trop à attendre avant de faire la lumière sur cette question...

Le soir de la Lune noire, Rye décide de sortir pour la nuit, alors que sa mère lui avait confié la garde de sa toute petite sœur. De nombreux mystères viennent bouleverser l'enfant. Entre autres, qui est cet étrange individu tatoué et armé qu'elle surprend passer la soirée avec sa mère? De plus, la jeune fille découvre nombre d'horreurs et de dangers cette nuit-là. Mais sa pire crainte, c'est de tomber nez à nez avec un nobelin – un des terribles monstres qui ont autrefois terrorisé le village – ou un Vil Veinard – un membre du clan criminel qui a aidé le comte à se débarrasser des nobelins.

Comble du malheur (ou du bonheur, pour le lecteur), cette nuit-là, Rye rencontrera finalement les deux! Mais elle ne devrait pas trop se fier à ses premières impressions. La réalité peut être, en fait, bien plus belle ou bien plus horrible!

Les Vils Veinards est le premier tome traduit de la trilogie écrite par l'Américain Paul Durham et illustrée par Zac Gorman. Il s'agit d'un roman d'aventure et de révolte avec des touches fantastiques. L'histoire prend place dans un village qui rappelle l'époque médiévale et où tous les pouvoirs sont concentrés dans les mains d'un seul homme, qui gouverne pour son propre intérêt. Assez costaud et par moment plutôt complexe, il s'adresse aux lecteurs avancés de 11 ans et plus.

L'avis de Jean-François

C'est une intrigue riche et complexe que celle des Vils Veinards, mais qui ne révolutionne pas le genre. Au début, on se perd un peu dans ses méandres. Il arrive plusieurs évènements qui bousculent le quotidien de Rye, mais on ne sait pas trop où va l'histoire. Puis, au détour du soir de la Lune noire, le problème se pose : comment le village fera-t-il pour survivre aux terribles évènements qui semblent se préparer? Il y a le clan du comte et de son armée, mais une résistance s'organise aussi contre le tyran. Et si seuls les méchants pouvaient les sauver? Une intéressante lutte pour le pouvoir et pour la liberté prend ainsi forme!

Les Vils Veinards est un livre qui, malgré ses thèmes parfois sombres et des combats sanglants, conserve un ton léger et à la limite du grotesque, ce qui convient bien à un public plus jeune. Or, lors de ma lecture, j'ai eu constamment l'impression que la complexité des mystères et la langue moins accessible juraient avec ce ton. Je n'étais pas convaincu. Toutefois, à partir de cette longue et sombre nuit, les mystères deviennent plus captivants pour le lecteur et accessibles à un plus large public. Le fait qu'il y ait plusieurs choses à craindre pour Rye est assurément accrocheur : le comte, les nobelins, les Vils Veinards, et même, la colère de sa mère! Les nombreuses péripéties que cette intrigue permet, pleines d'actions, de désobéissance, d'ennemis et d'alliés sont par ailleurs bien enchainées dans la quête de l'adolescente. Le tout devient par moment assez abracadabrant! Et, en dépit de cette intensité, l'auteur sait aussi ralentir et parsemer son récit de prises de conscience des personnages, entre autres sur l'amitié, la famille, ou l'importance de tenir tête à la bêtise et la cruauté. Quant aux nombreuses illustrations, bien qu'elles soient jolies, je ne peux dire qu'elles apportent quoi que ce soit à l'histoire. En fait, leur mise en page nuit plutôt au suspens.

Au final, le roman mérite bien, malgré un début plus compliqué, ses quelque 500 pages et offre de bons moments de lecture et d'aventure folle.

Vous pouvez visionner la bande-annonce du livre ici : 

Merci à Milan pour le roman!  

Billet publié le 1er novembre 2018.

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Les vils veinards
Paul Durham
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