Ses griffes et ses crocs

Par Sophie Lit, Lectrice compulsive et rédactrice en chef
 
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En quelques mots…
Une bande d'amis partent en montagne. Un soir, les parents ne reviennent pas. Et au matin, sous le brouillard qui se lève, plus aucun animal ne semble être encore là...

Marcus aurait bien voulu ne jamais aller en vacances dans ce chalet de la Montagne noire, ancien territoire sacré d’une tribu indienne, avec les amis de ses parents. Angoissé, aux prises avec des tocs qui lui gâchent l’existence (et embêtent vraiment sa grande sœur), le garçon sait quelle épreuve ce sera que de se retrouver dans un endroit qu’il ne connait pas. L’arrivée semble lui donner raison. D’abord il y a le regard des jumeaux, Mary et Paul, étonnés de son incapacité à marcher sur les lignes du parquet et celui, intrusif, de Sam, leur grand frère trisomique, puis des bruits suspects, une impression qu’il ne devrait pas être là. Un livre trouvé dans les étagères semble lui donner raison, parlant d’une Bête qui rôde et peut détruire tout sur son passage. Sa mère a beau le rassurer (et lui enlever le livre des mains), Marcus se méfie. Et quand les adultes ne reviennent pas de la balade qu’ils sont allés faire alors que le garçon a justement été forcé de briser ses rituels, il a bien peur d’être responsable de l’éveil de la Bête...

Roman d’ambiance et d’aventure, Ses griffes et ses crocs entraine le lecteur à la rencontre des grands paysages américains sous la plume efficace de Mathieu Robin. Rythmée par de nombreux rebondissements, cette lecture convient aux lecteurs de 11 ans et plus

L'avis de Sophie

Je ne sais pas pourquoi je suis passée à côté de ce livre-ci… et je suis bien heureuse qu’il me soit tombé entre les mains alors que je tente de rattraper quelques oublis parce que ce roman est une vraie pépite.

Tout d’abord, il y a le personnage de Marcus, tout à fait d’actualité puisque les tocs sont à la mode en littérature jeunesse. Et Mathieu Robin le dépeint avec justesse et nuances, utilisant ses rituels et ses peurs dans son récit sans en faire une caricature. Puis il y a la construction narrative, particulièrement soignée ici, si bien qu’on glisse sans s’en rendre compte dans les filets de l’auteur, prisonniers avec les personnages de cette peur de voir apparaitre la Bête, alors que les adultes disparaissent, que le pont qui les relie à la civilisation ne semble jamais avoir existé et que les animaux fuient la montagne.

On n’est pas ici dans un roman qui joue sur nos propres peurs et nous forcera à dormir la lumière allumée, mais dans un récit qui crée une tension et qui joue avec notre imaginaire alors que les enfants sont forcés de devenir les héros, chacun avec ses forces et ses faiblesses. Le récit est ponctué de rebondissements, si bien qu’on est rapidement accroché, et la finale est absolument parfaite. Un coup de théâtre très bien trouvé qui montre toute la force de l’auteur, qui le préparait gentiment depuis le départ. Chapeau. 


Billet publié le 9 mai 2018.

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