La loi du Phajaan

Par Sophie Lit, Lectrice compulsive et rédactrice en chef
 
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En quelques mots…
Un voyage en Asie, à la découverte des terribles rituels mis en place pour dresser les éléphants. Un livre qui ouvre les yeux... et le coeur.

Le père de Kiet est dresseur d’éléphants, comme l’était son père avant lui et le père de son père. Kiet est donc voué à le devenir aussi et, pour ses dix ans, son père l’amène en forêt pour trouver son éléphant. Et le briser.

Forcé de regarder son père tuer la matriarche, déjà lié affectivement plus que ne l’ont été aucun des hommes de sa lignée à l’éléphanteau qui recevra le nom de Sura, Kiet doit participer au Phajann, séance de torture qui s’étire sur des jours et amène l’éléphant au bord de la mort afin de casser toute envie de rébellion.

Jean-François Chabas lève le voile sur la réalité de plusieurs éléphants dressés en Asie dans ce court roman percutant où l’empathie du lecteur est sollicitée. Difficile par moment à cause de la cruauté de certaines scènes, le roman peut néanmoins rejoindre tous les lecteurs de 12 ans et plus.

L'avis de Sophie

Engagé dans la protection des animaux, Jean-François Chabas signe un roman émouvant et militant avec ce court récit qui fait passer le lecteur par toute la gamme des émotions et qui remet en question ces traditions ancestrales qui perdurent encore aujourd’hui et font vivre l’horreur aux éléphants.

« J’ai accompli la basse besogne qui demeure aujourd’hui, alors que j’ai soixante-quatre ans, la plus grande honte et le plus immense chagrin de toute mon existence. Comment décrire le Phajaan sans provoquer, chez ceux qui en entendent parler pour la première fois, incrédulité et répulsion? »

En effet, il y a beaucoup d’incrédulité et de répulsion au fil de la lecture, alors qu’on découvre ce par quoi l’éléphanteau doit passer, qu’on assiste, aussi démunis que Kiet, à ce terrible Phajaan. Jean-François Chabas n’épargne pas son lecteur, mais si certaines scènes sont particulièrement difficiles, on comprend qu’elles sont nécessaires pour ébranler. Parce que ces pratiques perdurent encore. Que les touristes, de plus en plus nombreux, qui veulent monter sur le dos d’un éléphant, se faire prendre en photo à côté d’une de ces bêtes majestueuses font en sorte que ça perdure. Et qu’il faut dénoncer, à tout prix.

Impossible de rester insensible…


Billet publié le 2 avril 2018.

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La loi du Phajaan
Jean-François Chabas
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